Collection disponible · Kit 34,90 € TTC · Recharge 19,90 € TTC · Pros sur demande

Molécule

THC-O — l’ester de tétrahydrocannabinol

Les esters du THC sont classés comme stupéfiants depuis 1990 : l’arrêté du 22 février 1990 mentionne les tétrahydrocannabinols « leurs esters, éthers, sels ». Les sigles du commerce sont souvent ambigus.

Le THC-O est-il légal en France ?

Non. L’arrêté du 22 février 1990 classe les tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers et sels. Tout ester du THC relève donc de ce classement, quelle que soit la dénomination commerciale employée. L’ANSM l’écrit explicitement dans son rapport d’addictovigilance : le THCO « est déjà classé sur la liste de stupéfiants en France en tant qu’ester de tétrahydrocannabinol ».

Ce que c’est

Un ester de THC est une molécule obtenue en fixant un groupement sur la fonction alcool du THC. On parle alors d’hémisynthèse : la matière première est naturelle, la transformation est chimique.

Le THCP-O, l’acétate de tétrahydrocannabiphorol, a été explicitement visé par la décision de l’ANSM du 22 mai 2024, qui le cite parmi les membres de la famille benzo[c]chromène classés depuis le 3 juin 2024.

Pourquoi les sigles se mélangent

Dans le commerce, « THCO » est employé pour désigner des molécules différentes selon les vendeurs : tantôt l’acide THCA, tantôt le THC-O, tantôt l’acétate de THCP. Ce n’est pas un détail de vocabulaire : c’est la différence entre une molécule exclue du classement sous condition et une molécule qui ne l’est pas.

Un sigle non explicité sur une étiquette n’est pas une information exploitable. La seule information qui l’est, c’est la formule ou le nom complet mentionnés sur le bulletin d’analyse.

Son statut en France

Le fondement est l’arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, dont l’annexe mentionne les tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers, sels ainsi que les sels des dérivés précités.

S’ajoutent la décision du 22 mai 2024 pour les esters de la famille benzo[c]chromène, et le rejet des recours par le Conseil d’État le 6 juin 2025.

PointCe qu’il faut savoir
ClassementLes tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers et sels sont classés comme stupéfiants (arrêté du 22 février 1990).
THCP-OAcétate de THCP : explicitement cité par l’ANSM, classé depuis le 3 juin 2024.
Mention dans l’ANSM« Le THCO est déjà classé sur la liste de stupéfiants en France en tant qu’ester de tétrahydrocannabinol » (rapport d’addictovigilance).
JurisprudenceConseil d’État, 6 juin 2025, n° 494779 : recours rejetés.
À faireExiger la formule ou le nom complet sur le bulletin d’analyse. Un sigle commercial ne suffit pas.

Ce qu’il faut retenir

Tous les esters du THC sont classés. Le nom qu’on leur donne ne change rien au statut.

C’est un dossier où l’erreur d’étiquetage est la règle : c’est exactement le motif pour lequel un bulletin d’analyse signé est le seul document opposable.

En cas de sigle ambigu sur une facture, la question à poser au fournisseur est simple : formule brute ou nom IUPAC complet.

Aller plus loin

THCP — l’homologue à chaîne propyle du THC, classé depuis le 3 juin 2024.

Δ9-THC — la molécule dont dérivent ces esters.

Toutes les molécules du cannabis — le tableau complet des statuts en France.

Analyse de laboratoire CBD — ce que doit contenir un bulletin d’analyse opposable.